Immobilier : comment vivre sans toit ?
envoyer l'article par mail envoyer à un ami article du 30/04/2013 15:41

L’immobilier, c’est l’économie de la rente !!! stigmatisent volontiers les hommes politiques.

Quelle surprise alors de constater que le socle de leur patrimoine repose sur la pierre. Et oui, l’essentiel de l’épargne de nos ministres est constitué d’immobilier, ce qui leur fait un point commun avec de très nombreuses familles françaises dont la plupart subissent plutôt qu’elles ne choisissent cette richesse.

L’une des principales raisons des prix élevés est la rareté. Les gouvernements qui se sont succédés n’ont pas su anticiper, ni favoriser la construction de logements, tant privés que sociaux, ce qui traduit un manque récurrent comme dans bien des domaines, de vision et de cap pour notre pays.
Après le principe de précaution, il faut accepter maintenant le principe de réalité et mettre en œuvre des réformes profondes.

Comment expliquer cet amour de la pierre pour 91 % des français qui souhaitent devenir propriétaires, en dépit des matraquages fiscaux ?

Nos compatriotes restent très attachés à la pierre, car c’est un symbole de leur ancrage territorial, une expression de leurs racines familiales, un gage de sécurité pour les générations à venir, si peu assurées de bénéficier de leur retraite.

Au-delà de l’aspect affectif de la pierre, l’immobilier peut être aussi un réel levier de croissance économique, alors même que le gouvernement veut relancer l’industrie.

On peut faire le même constat au sujet des entreprises françaises en général, pas un ministre ne possède une action en Bourse ?
Être actionnaire traduit une certaine confiance, un soutien envers notre industrie, voire du patriotisme, alors qu’on nous invite au « Made in France ». Mais pour ça, il faut croire en l’économie de notre pays et non pas en altérer ses performances en décourageant les entrepreneurs, qui sont eux aussi des travailleurs comme les autres, sans droit au chômage, leurs cautions personnelles en plus.

Sur le plan social, les conséquences sont dramatiques. Le dernier sondage évoque 3 224 600 chômeurs selon les organisateurs, 5 033 600 selon les victimes.

Exonérer de l’ISF les œuvres d’art et s’acharner sur la première industrie du monde : l’immobilier, ne dispense pas ceux qui les possèdent de les considérer comme partie intégrante de leur patrimoine, l’inconscient collectif semble traduire patrimoine = immobilier.

Mais quels sont ces revenus qui permettent d’acquérir ces œuvres d’art qui rendent si nobles ceux qui les possèdent pour ne pas les intégrer dans leur patrimoine ?

Alors qu’il est si méprisant d’être propriétaire immobilier, il faut donc taxer l’immobilier pour qu’il cesse de nuire au moment où la demande de logement n’a jamais été aussi forte en France !

L’immobilier est l’industrie qui génère le plus d’emplois directs et indirects, des emplois qui ne peuvent pas être délocalisés.

Bloquer durablement les loyers, c’est bloquer durablement l’industrie du bâtiment.

Tout a été fait pour freiner la construction, en multipliant les contraintes pour construire et rénover, en laissant se développer les recours, en freinant la mobilité résidentielle par une taxation punitive sur les plus-values, en ne prenant pas la mesure du formidable défi environnemental. Le modèle économique doit évoluer vers un modèle écologique, on pourrait s’inspirer en partie du rapport Gallois.

L’immobilier reste l’un des objectifs majeurs des Français, il devrait l’être aussi pour nos gouvernants.

Il n’est point nécessaire de citer quelques proverbes chinois et encore moins d’avoir recours à Confucius pour faire référence au bon sens français :

« Quand le bâtiment va, tout va ! »


Christian Mahout

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