LOW-COST à tous les étages
envoyer l'article par mail envoyer à un ami article du 19/12/2014 18:31

Ou comment donner bonne mine à un malade, plutôt que de le guérir.

Le gouvernement s’attaque à une batterie de professions réglementées, au premier rang desquelles on retrouve les notaires dont on doit l’organisation actuelle à François 1er. Il y avait donc urgence à légiférer ! La raison principale avancée est de redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs, mais la pilule est difficile à avaler - comme disent les pharmaciens - quand on sait que la France est aux portes de la déflation .C’est une critique à demi-mot de ces professionnels censés gagner trop d’argent. Le syndrome du LOW COST va encore frapper, mais un LOW COST qui risque de coûter très cher. D’autant que ça ne va pas faire pleurer dans les chaumières, parie le politique, mais même les chaumières doivent faire appel aux notaires (pour être sûres d’en être propriétaire !!!) afin de ne pas mettre en péril des économies de toute une vie.

Quand allons-nous cesser de niveler par le bas, plutôt que de tenter de tirer le plus grand nombre vers le haut ? Quand allons-nous créer de la richesse et veiller à la partager aussi équitablement que possible, plutôt que de tenir des propos CONDESCENDANTS à l’égard des plus modestes ? Pourquoi ne pas tout tenter pour qu’ils s’en sortent eux-mêmes en suscitant l’ambition, par l’éducation, la formation, la mise en valeur du travail manuel, afin que chacun se réalise à travers son métier ? Le plus beau des projets pour aborder le 21ème siècle est de construire une société nouvelle en cessant de s’opposer et en célébrant le travail.

Il faudrait peut-être se demander qui exploite qui ? L’entreprise qui crée de l’emploi ou la classe politique qui rend captive sa clientèle à coup de subventions pour l’anesthésier afin qu’elle assure le renouvellement de leur CDI avec chauffeurs, tous les 5 ans ?
Le gouvernement aime les entreprises (ce qui est stupéfiant, c’est qu’il s’aperçoit, seulement maintenant, que ce sont elles qui créent les emplois et la richesse du pays). Sans elles, le pays est à l’arrêt. Il a même calé. Notre Premier Ministre lui en est convaincu, mais il est pris en otage par les promesses de notre Président, lui même captif des frondeurs, dont la stratégie se résume à "arrêtez-moi ou je fais un malheur » ! Alors ...Avancez sans eux, M. le Premier Ministre, sauf à laisser s’installer en France la république du LOW COST au nom de l’égalité ou de l’égalitarisme.

A la cadence de 300 000 logements par an, il faudrait 20 ans à l’Etat pour se substituer au parc locatif des propriétaires privés, lesquels proposent 6 millions de logements.
Mais pourquoi devenir propriétaire ?
Le propriétaire paie avec de l’argent largement fiscalisé.
Le propriétaire paie de lourds impôts et taxes et pour beaucoup l’ISF toute sa vie.
Ses héritiers payent lors de son décès entre 40 et 60 % de droits. Quels cadeaux d’adieu !
Et en prime, toute sa vie de propriétaire, il est montré du doigt et jugé comme un vil spéculateur.
Restons locataires, voire squatters, on sera mieux défendus ! On vivrait une vie de bohème, en attendant le jour béni de la retraite ! À moins que l’on se lance dans la finance, c’est à la mode et de plus en plus respectable, car on est passé de "je n’aime pas la finance à j’aime la finance !".
L’une des promotions de l’ENA fut nommée, La PROMOTION VOLTAIRE.
VOLTAIRE a écrit dans un poème :
"Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance.
Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion".
Ce n’est pas la faute à VOLTAIRE si la majorité des Français réalise aujourd’hui que l’espérance s’est transformée en désespérance. Et l’illusion en désillusion

Christian Mahout
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Twitter - https://twitter.com/ChristianMahout




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