Mars, et ça repart !
envoyer l'article par mail envoyer à un ami article du 30/03/2008 14:05

Qu’on se le dise, le logement est au centre de toutes les préoccupations de tous les acteurs politiques. Jamais un thème n’aura été autant crucial à la veille des élections municipales. Les deux prétendants à la mairie de Paris – Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu – ont fait de la question du logement la pierre angulaire de leur programme. Avec, pour l’anecdote, un étonnant consensus sur les besoins en logement de la capitale : 40 000 appartements !

Le phénomène ne saurait être uniquement parisien. Dans l’ensemble des agglomérations françaises, quelque soient leur taille, le logement est devenu un enjeu majeur. Nous ne sommes plus dans des logiques de clientélisme ou dans une volonté d’expansion urbaine, mais davantage dans un accompagnement des parcours résidentiels des ménages. La hausse sans discontinue des prix, alimentée par une formidable pression de la demande, a stigmatisé les difficultés de certains à se loger. La part des primo¬accédants ne cesse de s’effriter. Des secteurs géographiques sont devenus inabordables, mettant en péril le développement économique de certains territoires incapables de loger ses futurs salariés.

Et si le fléau de ce début de siècle était le mal-logement ? Voire même dans certaines zones, l’absence de logement. Nicolas Sarkozy a vu le danger venir. Le candidat qui a appuyé son programme sur le rêve d’accession à la propriété des Français, s’est transformé en un président bâtisseur. Oui, la France manque de logements. Pas moins de 850 000 selon la fondation Abbé Pierre et il faudra construire si possible 500 000 nouveaux logements pour espérer satisfaire les besoins. Oui, le manque est criant dans le logement social, où les quelques abus révélés par la presse soulignent avant tout les graves lacunes en matière de gestion du parc. Oui, il faut repenser le parcours résidentiel des Français, en développant un secteur locatif intermédiaire pour les jeunes tra¬vailleurs, mais aussi en leur donnant les moyens, in fine, d’accéder à la propriété.

Toutes ces priorités ont été clairement abordées par Nicolas Sarkozy dans son discours de Vandœuvre-lès-Nancy, dont nous reproduisons dans nos colonnes les grands extraits. C’est une ambitieuse feuille de route que Nicolas Sarkozy a tracée. Et c’est sur l’ensemble de la chaîne immobilière qu’il compte s’appuyer pour résoudre un fléau récurrent. Cette mobilisation est nécessaire. Espérons qu’elle soit salutaire.



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